Camping les pieds dans l'eau !

Camping les pieds dans l'eau !

Le 11 décembre dernier, l’ASPF a écrit au préfet du Finistère (avec copie au maire de Fouesnant) afin d’obtenir des éclaircissements sur les nombreuses questions que suscite ce projet.

Deux mois après, les questions restent sans réponse, et c’est par voie de presse que filtrent les informations.

1/ Nous avions soulevé le problème de la submersion marine :

Le camping est pour au moins 1/3 de sa surface classé en zone d’aléa fort et au 2/3 en zone d’aléa moyen.  Or comme le rappelait une note de la DDTM, service de la préfecture, suite aux évènements de Vendée (tempête Xynthia),  il n’est plus possible depuis janvier 2011,   d’autoriser la mise en place de mobil home dans un camping,  ni d’encourager son extension dans ce type de zone : cela conduirait à augmenter le nombre de personnes exposées sur le lieu d’hébergement.

Les aires de jeux du camping !

Les aires de jeux du camping !

En cas de rupture du cordon dunaire,  que tout le monde sait être menacé, des dégâts considérables pourraient survenir. La commune est directement concernée, car la responsabilité du maire  pourrait être recherchée,  et donc les finances  publiques affectées.

2/ Une zone importante a été soustraite à l’inventaire des zones humides :

L’ASPF en demande la réintégration, en s’interrogeant sur les véritables  raisons de cet « oubli »…

La zone humide du Vorlen

La zone humide du Vorlen

3/ en cas de submersion, comment assurer la sécurité des campeurs ?

du fait de la présence du réseau électrique inondé, et des risques sanitaires présentés  par les réseaux d’assainissement qui déborderont dans le marais ?

4/ ce camping fermé pour cause sanitaire était auparavant un camping nature. Il va donc évoluer pour devenir un parc à mobil home.

Ce « village » aurait mérité à minima une étude d’impact environnemental au regard de la proximité d’une zone classée Natura 2000. Comment un projet de cette  dimension est-il possible dans cette zone protégée ?

5/ la création future d’une centaine de logements en dur nous semble en infraction totale au regard de la Loi Littoral.

Il s’agit ici de la bande des 100 m,  réputée inconstructible.

6/ notre principale réserve réside dans l’absence de tout permis d’aménager !

Dans l’espoir  d’éviter toute procédure  de contestation ?

Nous réitérons  notre  souhait  d’obtenir une véritable information,  et renouvelons notre demande d’audience au Préfet (courrier du 24 janvier 2013).

3 réponses à to “Réouverture du camping du Vorlen ou étang de mer en langue bretonne”

  • Lepeltier:

    A propos du Vorlen, j’ai appris une chose qui demande vérification:

    Le Président de la commission d’inventaire des zones humides en Pays Fouesnantais serait Roger Le Goff, le Maire de Fouesnant, Bétonneur reconnus de toute la région.

  • Graudig:

    Ma contribution ne sera pas positive parce que je ne comprends pas:

    -Le sentier côtier c’est 30 ans de procès,et toujours rien.

    -Le Vorlen fera combien d’années?

    Ce que je ne comprends pas, c’est : vous semblez avoir identifiés les responsables de tous nos désagréments, mais alors pourquoi aucune mise en responsabilité directe?

  • Y.N - ASPF -:

    Pour Lepeltier : Le président de la Commission d’inventaire des zones humides en Pays Ftais est bien Mr le Maire de Fouesnant ; celui étant président de la plupart des commissions et instances officielles, vous ne risquez guère de vous tromper …

    Pour Graudig : Votre contribution devient positive, puisqu’elle nous permet d’expliquer combien les associations telles que la notre (et bien qu’agréées)sont désarmées, avec leur peu de moyens humains et financiers, face à ceux d’un maire, face à la carence de l’administration préfectorale, face au manque de volonté politique, au plus haut niveau de l’Etat, de faire appliquer la Loi…Il reste le tribunal administratif certes, mais les recours contentieux sont coûteux, les instances interminables et l’issue incertaine (les projets sont souvent réalisés, lorsqu’ interviennent les jugements au fond)…
    Pour le Vorlenn, l’ASPF envisage une demande adressée au maire ( et, en cas de carence de celui-ci, au préfet), tendant à la constatation d’une infraction en vue d’un arrêté interruptif de travaux.

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