En mars 2018, l’ASPF avait fait part de son inquiétude suite à divers reportages et articles parus dans les médias invoquant la dangerosité des terrains de football synthétiques pour la santé, sachant que Fouesnant possède ce type de structure.

Le gouvernement et l’association Robin des Bois ont saisi l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) pour qu’elle enquête et donne son avis sur cette question.

L’ANSES a rendu son rapport en septembre 2018 dans lequel elle déclare avoir analysé la cinquantaine d’études menées à ce jour à l’international ; ces études concluent majoritairement à un risque négligeable sur la santé et évoque l’existence de risques pour l’environnement liés au transfert de substances chimiques (Zinc, phénols…) via les sols et les eaux de pluie, au point de recommander une étude locale d’impacts environnementaux avant toute mise en place de ce type de revêtement.

TOUTEFOIS elle souligne des incertitudes liées à des limites méthodologiques et un manque de données, les analyses n’ayant pas recherché tous les composants susceptibles d’être nocifs, notamment les nanoparticules de silice et de carbone très utilisées dans les pneus et qui peuvent facilement pénétrer dans l’organisme.

Elle préconise donc de mener des études plus poussées notamment sur les risques potentiels des composés volatils émis par les granulats de caoutchouc et recommande de restreindre la teneur en HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques).

Au vu des conclusions de ce rapport, nous ne pouvons qu’être confortés dans notre inquiétude et espérons avoir alerté et éclairé chacun d’entre vous.

Précisons aussi que des solutions alternatives existent car certaines communes ont remplacé le pneu par du liège, abaissant de fait le risque environnemental, ce qui n’est pas négligeable dans une zone proche d’un captage d’eau.

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