NORMES ET SYSTÈMES D’ASSAINISSEMENT INDIVIDUEL

Dernièrement environ 900 foyers du Pays Fouesnantais ont reçu dans leur courrier une mise en demeure afin de rendre leur installation de traitement des eaux usées conforme à la réglementation. Afin de saisir les enjeux des habitants concernés, une conférence – informative a été proposée par M Olivier CLOAREC, spécialiste de la phytoépuration.

Les habitations concernées ne sont pas raccordées au réseau public de collecte et sont donc dotées d’un système individuel de traitement des eaux. Or il est constaté une pollution chronique dans divers secteurs comme celui de la Mer Blanche ou de l’anse de Penfoulic. C’est pourquoi le SPANC (Service Public de l’Assainissement Non Collectif) est chargé de contrôler et de contraindre au respect des normes sanitaires.

Dans un premier temps, il a été rappelé que les eaux concernées sont formées des eaux graisseuses venant de la cuisine, des eaux grises issues de la salle de bain et des lessives ainsi que des eaux produites dans les toilettes à chasse.

Ces eaux sont essentiellement constituées de matières organiques et de matières graisseuses. Les diverses pollutions engendrées sont plus ou moins bien traitées selon qu’elles sont organiques, minérales ou pathogènes. La difficulté étant qu’il faut traiter en même temps deux types de déchets bien différents, provenant des WC et des eaux ménagères.

La norme en matière de système d’épuration est basée sur l’équivalent-habitant (EH), standard calculé non pas en fonction du nombre de chambres dans le logement mais du nombre de pièces de celui-ci.

M Cloarec a ensuite rappelé le but de l’assainissement qui est de transformer le carbone jusqu’à son rejet dans l’atmosphère, de même pour l’azote. Il convient aussi de récupérer le phosphore qui se trouve stocké dans les boues et enfin de rejeter une eau conforme aux normes dans le milieu naturel.

À cette fin il existe de multiples techniques telles que la tranchée d’épandage comblée de sable que traversent les eaux usées, le filtre à sable ou à fibre de coco ou alors à zéolite, sans oublier les installations de phytoépuration. Dans ce modèle, les eaux sont déversées dans des bassins aménagés et plantés de roseaux. Ce sont alors les bactéries qui prolifèrent dans le réseau racinaire de la plantation qui procède à l’épuration naturelle.

Avant de trouver le système le mieux adapté, il convient de bien connaître la nature du sol pour voir si celui-ci est en mesure d’absorber les eaux épurées.

Un tableau comparatif présente les divers systèmes d’épuration selon plusieurs critères : coût d’installation, contrainte de situation, durée de vie, fréquence et coût d’entretien. La phytoépuration quoique d’un coût d’installation parfois plus élevé semble être un système présentant de nombreux avantages : durée de vie, entretien aisé, valorisation des déchets, aspect paysager …

Il est possible de consulter les études citées sur le site de l’IRSTEA, Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture. http://www.irstea.fr/

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