Le printemps se termine, l’été approche et avec lui, l’effervescence de  la « saison touristique ».  Côté bocage,   les tronçonneuses se sont tues, enfin ! Calme, bien être, et dans les  vallons  apaisés  de la campagne revêtue de sa parure  estivale,  que voit-on ? Les traces d’un carnage ( qui n’a plus qu’un rapport lointain avec une exploitation normale du bois ) : des troncs  taillés au  ras  du  sol , des chênes,  arbres – pour certains tricentenaires d’après le diamètre à la base  – abattus sans autre forme de procès , débités pour le besoin de la cause – chauffage ou  encore prétexte : « ombre nuisible aux cultures » … Plus loin,  des talus dénudés, végétation  raclée jusqu’ aux racines – mais comment  est-ce  possible  ? Sur  la commune, il y a bien  un   règlement de la zone ? Des lois dûment édictées ?

Oui, bien sûr, tout ça est  inscrit dans le document d’urbanisme ! Mais vérification faite, il ne s’agit que de simples préconisations, aucune disposition réelle  n’est  prévue  pour protéger les  talus  anciens plantés d’arbres de haute tige chez les propriétaires fonciers ! Pauvre bocage ! Malheureux  paysage abîmé. Mais  ce n’est pas grave. Tenez, on va plutôt regarder vers la mer, vers  notre beau littoral pour se consoler ! Oui mais là, ça se gâte encore un peu plus : les algues vertes ! Au secours, elles reviennent sur certaines de nos plages ! Et l’urbanisation galopante avec son cortège de travaux partout ! Attention, on artificialise notre environnement !

L’A.S.P.F. ne ménage pas ses efforts pour  alerter sur ce qui se passe, mais chacun est responsable de  cette situation, c’est à chaque citoyen d’être vigilant. Alors, pour plus d’efficacité, venez nous rejoindre, adhérez à notre association : plus nombreux,  nous serons mieux entendus.

RAPPORT D’ACTIVITE 2009 :

Participations  aux  commissions:

  • Commission des usagers eau et assainissement
  • Contrat territorial de l’Odet à l’Aven
  • Comité de pilotage Natura 2000
  • S.C.O.T. de l’Odet
  • Ateliers Plan Local d’Urbanisme

Enquêtes publiques :

  • Révision simplifiée n°3 du POS
  • Révision simplifiée n°4, 5, 6,7 du POS
  • Périmètre de protection des captages d’eau (Pen al Len, Créac’h Quéta, forage de Bréhoulou).

Actions en cours :

  • Suivi de la lutte contre les algues vertes
  • Servitude de passage/ loi littoral à Beg Meil
  • Mise à jour du  site Internet
  • Suivi des commissions et des partenariats

LA SERVITUDE DE PASSAGE DES PIETONS SUR LE LITTORAL, A BEG MEIL

Le préfet est venu en mairie de Fouesnant, le 22 janvier 2010, nous présenter le tracé « retravaillé avec un même paysagiste ». Il est bien évident que ce ne sont pas les aménagements paysagers qui nous préoccupent, mais bien  de  savoir si le tracé retenu respecte la loi,  « l’espace remarquable » que constituent les falaises de la pointe de Beg-Meil, et la continuité d’un cheminement praticable par le plus grand nombre.  Or nous ne constatons pas « d’avancée significative », par rapport au projet précédent, sauf pour la propriété Bolloré, qui accepte cette fois le tracé de droit sur ses parcelles. Mais les problèmes demeurent au niveau des parcelles 41 (Lascar), 30 ( Cabri-Wilzer), 21 (Meyer) : Passages en pied de falaise sur le Domaine Public Maritime ou en surplomb, perrés sur remblais, escaliers et aménagements dans la falaise (tunnel !), décaissements et « encorbellement »…On reste consterné devant l’ampleur des travaux projetés, tout cela pour satisfaire les intérêts privés.

L’enquête publique se déroule actuellement,  ouverte du 15 juin au 15 juillet 2010. Nous vous engageons  à y participer (pétition en ligne sur l’enquête publique) : consultez le dossier d’enquête en mairie, rencontrez le commissaire enquêteur ou écrivez-lui, exprimez sur le registre votre refus des aménagements prévus, réclamez le tracé de droit, en haut de falaise sur les propriétés riveraines :  C’est la solution la moins coûteuse, la plus aisée à réaliser, la plus respectueuse de l’environnement et de l’intérêt général, permettant à tous de retrouver l’usage du « sentier coutumier », fréquenté de tous temps par la population locale , et qui longe encore, en bien des points,  les hauts de falaise. Ce cheminement littoral n’a pas été perdu par non-usage, mais par impossibilité de le poursuivre du fait des obstacles placés par les propriétaires riverains, interdisant le passage.
EXTRAITS DU DOSSIER D’ENQUETE PUBLIQUE – JUIN 2010 / Solution préfectorale

Exemples : bétonnage des falaises, marche pied sur l’estran, tunnel dans la roche…

Exemples : bétonnage des falaises, marche pied sur l’estran, tunnel dans la roche…

Algues vertes, 2010 : l’année de vérité en Bretagne et à Fouesnant

Après une année 2009 catastrophique, où la prolifération des algues vertes sur nos plages a tourné au cauchemar, « ils » sont au pied du mur ! Qui ? : Etat, Région Bretagne, Préfecture 29, Communautés de communes CCPF et CCCC, Mairies de Concarneau et de Fouesnant qui dirigent les manœuvres locales, syndicats agricoles, agriculteurs et éleveurs…

16 000 Tonnes ou m3 d’algues vertes ramassées entre Cap Coz et Kerleven en 2009. C’est déjà reparti pour 2010, et qu’en faire ?

Certainement pas, comme à Concarneau, épandre  dans les champs les algues fraîches : ce sera interdit en 2011 (mesure déjà applicable en 2010 pour le Nord Bretagne.)

Dans la précipitation, la station de compostage de Kerambris a été légalisée début 2010 et deviendra une des 3 stations expérimentales de 20 000 tonnes de compostage AV du Finistère, devant recevoir aussi celles …de  Concarneau. Tout cela sous le nez des riverains, qui n’auront pas eu l’occasion de s’exprimer puisqu’il n’y a pas eu d’enquête publique,  pourtant nécessaire pour un tel site classé.
Nous nous inquiétons du compost réalisé, mais certains agriculteurs continuent d’épandre dans leurs champs, sans état d’âme, cet amendement « qui n’en est pas encore un », nous a dit Monsieur le Président de la CCPF,  faisant état de nouveaux essais (utilisation de paille).

L’ASPF est une association agréée pour l’environnement : sa place est donc dans toutes les instances, comme celle du contrat Odet-Aven, où nous sommes entrés au forceps, et auquel nous allons participer activement. Les précédents contrats de bassins versants (Pro-Littoral, Lesnevard) ont englouti des budgets considérables sans rien changer, bien au contraire : les niveaux des nitrates dans nos ruisseaux continuent d’augmenter. Est- ce vraiment si compliqué de débusquer les coupables de la pollution de nos ruisseaux ? Bien sur que non, les pistes sont déjà connues !  Mais les missions de contrôle sur le terrain et sur les exploitations agricoles, ainsi que les aides à la reconversion sont de l’autorité de l’Etat. L’ASPF s’est fermement engagée dans la lutte contre les algues, ne pouvant admettre plus longtemps cette situation qui nous mène à la catastrophe, tant pour l’environnement que pour l’économie locale.

Lors de la Conférence-débat « algues vertes » qui s’est tenue le 9 avril 2010 en soirée à l’Archipel, L’ASPF est intervenue par des questions directes aux décideurs présentant le nouveau plan gouvernemental de lutte contre les algues vertes.

S’adressant à Monsieur WITKOWSKI, Secrétaire de la Préfecture : « …nous n’avons jamais eu de réponse à notre courrier de fin 2009 à la Préfecture au sujet de la situation alarmante sur les plages de Fouesnant en août 2009, sur le contrat Odet-Aven et sur la station de compostage de Kérambris. »

S’adressant à Monsieur LE GOFF, Président de la CCPF. « …. que se passe-t- il depuis la signature du contrat Odet – Aven, mi Décembre 2009 ? Nous n’avons jamais été convoqués  aux réunions des groupes thématiques.
Comment  expliquer une situation aussi grave dans la baie de La Forêt ? A quoi sert le nouveau contrat Odet-Aven puisque tout le monde attend encore les autres instructions de la Préfecture ? »

S’adressant à Monsieur SACRE, Président de la 4C :« A Concarneau, que fait-on des algues vertes après ramassage ?».

Mr. Alain MENESGUEN, scientifique IFREMER-CEVAS,  spécialiste du problème des algues vertes, a fait en début de séance,   un exposé sans concessions.  En voici quelques extraits : « Au début, l’Administration s’est entêtée à déphosphater aux abords des  sites pollueurs .Peu de résultats ont été constatés, car la véritable cause provenait des nitrates et non des phosphates .Les causes ont été identifiées par les scientifique il y a ….22 ans !

La pollution urbaine, les phosphates, les stations d’épuration sont des pistes non significatives ; la seule cause  véritable provient des nitrates, résultant des excès de fertilisation de l’agriculture intensive. Un environnement favorable (luminosité de l’eau, confinement, température) et un taux de nitrates élevé, déclenchent la prolifération des algues vertes (AV). Nous n’avons pas la même espèce d’ulve que dans le Nord Bretagne ;  la notre, plus coriace que  l’ulva armorica, est l’ulva rotundata qui se développe en boutonnage ou clonage.

Il y a eu 100 000 T d’AV ramassées en Bretagne en 2009, (dont 20 000 T à Hillion (22) et 15 000 T sur notre baie), donc bien plus que la moyenne, qui était de 60 000 T par an.
Le CEVA continue ses travaux de relevés dans  la baie de La Forêt avec modèles mathématiques, photos aériennes, relevés en plongées…..

Au large de cette baie, les scientifiques ont identifié les provenances des nitrates par les rivières : 30 % par le Moros, 23 % par le Saint Laurent, 16 % par le Minaouet ;
13 % restent à expliquer, mais les rivières Odet, Aven, non suivies dans les travaux CEVA, peuvent expliquer une partie de ce pourcentage.

La moyenne en nitrates de nos rivières se situe entre 30mg/l et 40mg/l aujourd’hui, contre 4.4 mg/l en 1971.
Les bovins représentent 120 000 T de nitrates dans la nature, les porcs 72 000 T et les volailles 40 000 T, plus loin arrivent les humains avec 15 000 T. Ainsi contrairement aux idées reçues, les épandages et rejets des élevages de bovins polluent presque 2 fois plus que ceux des porcs et 3 fois plus que ceux des poulets.

La terrible conclusion  du scientifique : « – La prolifération des algues vertes provient bien des nitrates de l’agriculture intensive : Il  faut arrêter de dénier la réalité  établie par les scientifiques. – il faudrait passer à 5 mg/l de nitrates dans nos rivières pour diminuer les AV de 72 %.
– donc autant considérer que cela ne se fera sûrement pas avant très longtemps.
– la Bretagne est pénalisée par les conflits d’intérêts, par les lenteurs des actions politiques et administratives. A quoi servent donc les contrats locaux puisque rien n’évolue sur le terrain ?
– le rapport de la commission gouvernementale d’enquête AV était pertinent et encourageant ; mais le plan qui a suivi va à l’encontre de ce rapport ! C’est désespérant ! Je suis très
pessimiste. »
Plus tard dans le débat, il dénoncera les nouvelles actions de recherches scientifiques lancées dans le dernier plan gouvernemental : «….on sait déjà tout et donc c’est une perte de temps et une perte d’argent des contribuables. »

Après avoir entendu ce qui précède, il est bien difficile d’être optimiste !  Cependant, nous voulons encore être confiants : après les drames survenus, et la mobilisation sans précédent  de la population et des associations, la machine administrative de l’Etat s’est enfin mise en route.
La création d’un SAGE est enfin imposée à nos élus locaux, qui seront ainsi encadrés et devront rendre compte de leurs actions et de leurs budgets. Concarneau et Fouesnant à la même table pour enfin s’expliquer en présence des associations environnementales telles que Eau et Rivières et l’ASPF, reconnaissez qu’il y a du changement dans l’air. Et cerise sur le gâteau : l’ASPF  a été convoquée à la première réunion du Comité de pilotage du Contrat Odet-Aven, toute la journée du mercredi 26 Mai 2010, avec un repas bio le midi !

Concentrations en Nitrates sur le bassin versant, baie de la Forêt sur le St Laurent

Concentrations en Nitrates sur le bassin versant, baie de la Forêt sur le St Laurent

Explications : la seule baisse observée est en 2003, année de la canicule, d’où l’absence de pluie et donc de lessivage  des  sols,  la  tendance  2009 est pire avec des relevés souvent compris entre 45 à 48 mg/l et un dépassement des normes à 55 mg/l le 1er juillet 2009.

PLAN DE PREVENTION DES RISQUES D’INONDATION

Le 17 février 2010, soit 10 jours avant la tempête XYNTHIA  qui devait frapper la Vendée, l’Association pour la Sauvegarde du Pays Fouesnantais  rédigeait un courrier officiel à l’attention de Monsieur le Préfet du Finistère.

L’ASPF souhaitait attirer  l’attention sur le Plan de Prévention des Risques d’inondation de la ville de Fouesnant. La dernière révision date de 2002 et nous semble obsolète au vu des dernières données disponibles rendues publiques par les scientifiques du GIEC (Groupement d’Experts Intergouvernemental sur l’évolution du Climat). La cartographie parue dans l’article du Télégramme du 4 décembre 2009 sur l’érosion littorale confirme nos inquiétudes, puisque Fouesnant semble hautement concernée. Dans ses conclusions (20 janvier 2009) à l’issue de l’enquête publique sur le futur enrochement de Mousterlin Ouest, le Commissaire Enquêteur préconise également l’arrêt de l’urbanisation en arrière de cette zone (à ce jour, il n’en a été tenu aucun compte). Dès lors que l’aléa de référence retenu semble dépassé au regard des événements météorologiques et hydrauliques intervenus depuis l’approbation du PPR, la révision de celui-ci doit être engagée (Circulaire du 21/01/04 ( alinéas 1.2.3.), relative à la maîtrise de l’urbanisme et adaptation des constructions en zone inondable – Ministère de l’Ecologie ).

L’urbanisation de Mousterlin-Ouest et surtout le projet d’extension de la station d’épuration de Penfalut pour une équivalence de 65 000 équivalents/habitants nous interrogent. Ces projets sont accolés au PPR existant de 2000. Nous pensons qu’il serait judicieux de prendre en compte  un  scénario catastrophe, qui  s’est  déjà produit  par le passé à plusieurs reprises, d’une submersion marine de ces zones, afin d’en éviter  les conséquences dramatiques, avant que les permis de construire ne soient délivrés.
En cas de rupture de la digue, personne ne comprendrait qu’un aménagement représentant un investissement supérieur à 15 millions d’euros, se retrouve sous les eaux, privant les villes de Fouesnant et de la Forêt Fouesnant de leur capacité d’épuration, et surtout qu’aucune étude fiable ne l’ait envisagé.
C’est à ce titre que l’ASPF a demandé au Préfet, de réviser le PPR de la commune de Fouesnant en y associant les autres zones menacées que sont la vasière de Penfoulic, et la zone côtière du Cap-Coz, déjà envahies par les eaux dans un passé pas si lointain.

Depuis, nous attendons toujours la réponse, même si nous savons que des réunions se sont tenues…

PERIMETRE DE PROTECTION DES CAPTAGES D’EAU

Une enquête publique s’est tenue du 26 octobre 2009 au 24 novembre 2009 pour la commune de Fouesnant. L’A.S.P.F a émis un avis défavorable, voici une partie des raisons :
L’eau est un  enjeu vital pour la planète, il faut donc la préserver et ne plus la polluer.
C’est pour être en conformité avec la Loi sur l’eau que la commune s’est engagée dans cette action.
Or, nous avons découvert des études datant pour certaines de plus de 15 ans ! Ailleurs, les acteurs concernés pour la reconquête de la qualité de l’eau (Mairies, Contrex, Vittel…) prennent les mesures qui s’imposent en achetant les terrains attenants, en élargissant les périmètres de protection, en reboisant si nécessaire, en remettant en état les zones humides, en protégeant les cours d’eau, et en développant une agriculture raisonnée, voire biologique.

PEN AL LEN 70 % DE L’APPROVISIONNEMENT

Notre premier constat était accablant : l’ancienneté de la plupart des  dossiers (1994- rapport Géoarmor) et aucune action menée dans le sens des instructions et recommandations de l’époque ! Ce dossier très complet expliquait clairement les implications, définissait le bassin versant avec sa ligne de crête, dessinait un premier contour des différentes zones (périmètre immédiat- périmètres rapprochés P1 et P2), donnait des démarches à suivre (conseils d’achat pour les terrains concernés), listait les pollutions connues,  les risques éventuels, etc…

La mise à jour du dossier et les nouveaux périmètres font l’impasse sur le bassin versant :

Au sud : la  R.D 44 servirait en quelque sorte de barrage aux eaux puisque la nouvelle zone commerciale est  exclue  de l’étude. Les pollutions découvertes fin 2008 sur la colline de Ker Elo sont occultées ; Idem : – pour l’ancienne porcherie et ses bassins à lisier qui ont pollué les sols pendant des décennies ;
– pour l’ancienne décharge sous l’actuel magasin  Weldom qui n’a pas été dépolluée dans les normes ;

– pour les pollutions d’hydrocarbures des parkings  de la nouvelle zone, les travaux d’étanchéité et de traitement des eaux n’étant  pas achevés ;

– pour les eaux du bourg qui sont mentionnées dans les rapports .

A l’ouest : le périmètre a été plusieurs fois modifié pour permettre à des promoteurs immobiliers la construction de 28 lots dans une zone connue et notée dans le dossier comme étant humide et qui permet grâce à ses eaux de surface d’alimenter Pen al len. La Mairie avait en 2006 rejeté le projet pour ces motifs ; mais, depuis… ?  Les risques de pollution par hydrocarbures sont d’ailleurs mentionnés ; ce projet parait complètement anachronique au regard de l’enjeu. Cette zone aurait dû rester intégralement dans le périmètre de protection P1 pour respecter les objectifs..

A l’est :  L’ancienne décharge de Run ar C’had, maintes fois soulignée par l’ASPF comme polluante. La réponse de la mairie fut de l’enfouir, or il apparait clairement qu’on ne peut laisser celle-ci dans l’état et qu’elle doit être dépolluée (cf. : étude agricole de 1995 –Géoarmor + avis de l’hydrogéologue 2001 – p10)
L’ancien terrain de moto-cross comblé avec du remblai en provenance de chantiers et produits bitumeux.
La déchetterie  de  Kerambris ( exclue du périmètre rapproché ) et son extension qui reçoit aujourd’hui 16 000 tonnes d’algues vertes.

La carrière de Neiz Vran, immense cratère ouvert dans le sol, lavé par les pluies et les sources mises à l’air entraînant des rejets difficilement contrôlables, avec des teneurs en manganèse élevées, un ph acide ; exclue elle aussi du périmètre rapproché.

A proximité du périmètre immédiat, nous retrouvons :

-plusieurs ruisseaux dont l’un, permanent, traverse le potager d’un exploitant, et est alimenté par un puits résurgent dont les eaux viennent de la colline de Ker Elo, située de l’autre coté de la D 44. Ce ruisseau est ensuite illégalement busé.

– une ancienne décharge pour gravats et différents déblais d’origine inconnue ; puis, des terres agricoles recouvertes par plus de 2 mètres de remblais de qualité discutable ( sacs plastiques, conduites PVC, tonnages importants de bouteilles de verre…).

Tous les autres ruisseaux convergent vers un étang artificiel dont la couleur de l’eau est laiteuse, et vers une zone critique puisqu’elle a absorbé l’enfouissement en 2006 de 10 000 m3 de boues du bassin de la station de traitement  de Pen al len.

Le remblaiement des  zones humides fut fait en contradiction avec les avis de l’hydrogéologue et des textes de recommandations sur la protection des périmètres (maintien du couvert végétal, interdiction de drainage, interdiction de création ou extension de l’habitat).

Sur l’agriculture du bassin versant : sujet tabou, mais impact réel sur les teneurs en nitrates, soit par les épandages incontrôlés, soit par la sur-fertilisation des sols d’où un taux de nitrate élevé, auquel personne n’a voulu apporter de réponses.

Au niveau de la station d’épuration elle-même, on  constate toujours la présence …interdite de volatiles (canards…). La séparation des approvisionnements de Creach Quéta et du ruisseau de Pen al Len a-t-elle été réalisée ? Les systèmes de sécurité sont-ils en place et opérationnels ?
De plus, les résultats et analyses présentés sur la qualité de l’eau  datent de Mars 2009 et sont succincts.

Nous avons fait des propositions, restées vaines :

La mise en place d’une commission de suivi permanent intégrant les associations de protection de l’environnement.
L’achat progressif des terres dans le périmètre P1 avec retour à l’état naturel des zones humides, la mise en place d’un couvert végétal après enlèvement du remblai de mauvaise qualité en bordure du ruisseau de Pen al Len, le reboisement progressif pour servir de zone tampon, le retrait des boues de la station de traitement de Pen al Len.

Une réelle  étude d’impact des eaux en provenance de la zone urbaine du bourg de Fouesnant et un traitement des eaux pluviales (ex : séparateur à hydrocarbures).

La redéfinition du périmètre rapproché P1 avec retour au plan de 1994 et incluant la zone commerciale de Maner Ker Elo et ses futures extensions

L’extension de P1 à la limite de la route reliant Fouesnant à St Evarzec à hauteur de la zone du Roudou.
L’arrêt de l’urbanisation dans ce secteur parait indispensable et nous demandons donc la fin des dérogations aux textes de loi en matière de permis de construire.
La dépollution de l’ancienne décharge de Run ar C’had et du terrain de moto cross
La prise en compte des problèmes liés à la déchetterie de Kerambris
Une  solution dans le respect des normes pour les rejets de Neiz Vran.
La prise en compte et des chiffres récents quant aux pollutions d’origine agricole sur les nitrates, l’atrazine, le fer et le manganèse.

Une solution sécurisée entre les apports de Creach Quéta et le ruisseau de Pen al Len, des mesures efficaces pour lutter contre la présence de volatiles sur les bassins. Tout ceci est prévu dans les recommandations du Conseil Général et des différents avis de l’hydrogéologue.

CREACH QUETA

Ce périmètre semble être celui qui a été le plus négligé ; les documents fournis sont anciens ( plus de 15 ans pour certains ). Nous sommes en terre agricole ! Il  faudrait ici s’attaquer au modèle d’agriculture intensive pratiquée dans le bassin versant. Ceci aurait du être réglé par les différents plans de la communauté de communes du pays fouesnantais pour la reconquête de la qualité de l’eau, notamment les contrats successifs (contrat de baie, prolittoral, bassin de Lesnevard, et bientôt Aven –Odet).
Pour mémoire, le Sivalodet classe le ruisseau du Mur comme l’un des cours d’eau les plus pollués

Nos propositions :

– que les pollutions chimiques (nitrates…) soient enfin traitées.

– qu’une étude complète soit réalisée sur l’extension de la zone de Troyalach

– qu’une commission permanente soit créée pour suivre le dossier en vue d’élargir les périmètres si les chiffres des pollutions ne baissent pas.

BREHOULOU

Ce captage a été réalisé dans une zone déjà fortement urbanisée et en connaissance de cause des contraintes qui s’y appliquaient. Les premiers forages remontant à 1986 montrent des taux inquiétants pour le Fer (3 fois la norme maximale), le manganèse (2 fois la limite maximale) et l’arsenic.
Quant au record atteint  par le taux de nitrates 114 mg/l  au lieu des 50 autorisés à 14 m sous terre,  conséquence  d’une pollution marquée des sols, l’ASPF s’étonne qu’aucune action importante ni études pour comprendre cette présence  n’aient été effectuées. Malgré tout, la mairie a persisté  en forant de plus en plus profond entrainant des coûts importants sans traiter les causes du problème.
Bien au contraire, on est allé encore plus loin, en permettant une urbanisation soutenue, en imperméabilisant les sols (parking )et l’ installation de terrain de football (usage d’engrais ?).
Et dernièrement, la mairie a voté en conseil municipal le projet d’un terrain de football synthétique (matière généralement utilisée : les  pneus recyclés et  polypropylène) avec construction de vestiaires, sans étude d’impact sur la dégradation dans le temps et les risques d’infiltration, dans le périmètre rapprochée P1. Ce dernier n’apparait nulle part. On note d’ailleurs une forte présence d’hydrocarbures, à la limite de la potabilité pour l’eau.

Périmètre rapproché P1 du forage de Brehoulou

Périmètre rapproché P1 du forage de Brehoulou

Nos propositions :
-justifier le déclassement des 4160 m2
-préciser qu’aucun projet (ex : stade supplémentaire) n’est  possible dans le périmètre P1.
-rechercher les causes des pollutions connues (nitrates et hydrocarbures en particulier) et prendre les mesures adéquates.
-ne pas déroger aux règles ne permettant pas l’extension de l’urbanisation.

L’ASPF ne comprend pas pourquoi les périmètres de protection  du captage d’eau dit de KEROURGUE ne soient  pas portés à la connaissance du public, bien que déjà définis lors de l’enquête publique pour le bassin d’écrêtement des crues du DOURIC CARBON.
Là encore, la municipalité envisage l’urbanisation à proximité du périmètre immédiat, donc dans le périmètre rapproché P1. Il faudra donc de nouveau une enquête publique (avec ses frais attenants), et un nouvel avis «  plus favorable » de l’hydrogéologue.

ZONES HUMIDES

Les zones humides longtemps négligées et agressées sont aujourd’hui reconnues comme un patrimoine à sauvegarder. Elles devront être intégrées au futur Plan Local d’Urbanisme. Ces zones possèdent une grande richesse biologique et des fonctions naturelles (filtration…). Elles fournissent eau et aliments à d’innombrables espèces végétales et animales. Elles sont irremplaçables pour leur rôle d’auto-épuration de l’eau, de l’atténuation des crues et du soutien d’étiage. Elles présentent une importance capitale dans la reconquête de la qualité de l’eau et de la lutte contre les algues vertes, en filtrant notamment les nitrates.

Dès 1992 (loi sur l’eau), la France tend à protéger ses zones humides. En 1995, le gouvernement de l’époque adopte le plan national d’action pour les zones humides.

En 1996, le Schéma Directeur d ‘Aménagement et de Gestion des Eaux du bassin Loire Bretagne rappelle que les plans d’occupation des sols (POS) doivent prendre en compte la protection des zones humides.
Ce n’est qu’en 2008 que la Communauté de Communes du Pays Fouesnantais s’est lancée dans l’inventaire du recensement de l’ensemble des milieux humides.

La cartographie devait être finalisée en 2009, elle ne l’est toujours pas. Sous la pression des chambres d’agriculture, l’un des critères a changé, mais  ne concerne que quelques parcelles..
A ce jour, malgré les nombreuses relances de notre Association, et malgré les déclarations d’intention d’une validation au cours du premier semestre, l’inventaire n’a toujours pas été validé, ce qui permet à certains de continuer leur remblaiement au détriment de l’intérêt général.
L’A.S.P.F., associée au contrat de baie, a rencontré le Président de la C.C.P.F., photos à l’appui, mais aucune action n’en est ressortie. INCOMPREHENSIBLE !

PLAN LOCAL D’URBANISME

Associée, à sa demande, au  titre d’Association Agréée pour l’environnement, l’ASPF n’est plus aujourd’hui invitée aux réunions du groupe de travail, malgré ses courriers !

Soutenez nous, adhérez à l’Association

Cotisation annuelle de 20 (vingt) euros (déductible fiscalement), à adresser à la trésorière Yvonne Nicolas, 65 route Kerhall Clohars Fouesnant 29950

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Notre Conseil d’administration


Présidente: Magdeleine Breton

Vice présidente: Marcelle Vavasseur

Vice président: Daniel Boulonnois

Secrétaire: Mireille Guillemot

Trésorière: Yvonne Nicolas

Tristan Bourbigot, membre

Jean Yves Cotten, membre


Pour nous contacter facilement, nous signaler un problème environnemental :

Notre site internet:  www.aspfasso.fr, rubrique contact

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