Bonjour à tous,

Editorial : Mai 2009

Les projets et les enquêtes publiques de la Commune de Fouesnant se succèdent à rythme soutenu, et l’environnement est à chaque fois menacé ! Il faut toujours décrypter pour comprendre les enjeux réels, la transparence n’étant pas à l’ordre du jour.

Malgré les espoirs suscités par «  le grenelle de l’environnement », sur le terrain, ce bulletin démontre à chaque page que l’enjeu économique passe toujours avant l’enjeu environnemental.

Ainsi, notre eau potable sur Fouesnant est malmenée : on définira le périmètre de protection du  captage du ruisseau de Pen Al Len sans étude préalable sur le ruissellement de la zone commerciale de Kerelleau, et l’étude globale des eaux pluviales annoncée par la commune en 2006 arrivera trop tard. Dans le même temps, on remblaie la zone humide de Rozambars au contact de la station de Pen Al Len sans la moindre autorisation ! On étend les deux installations classées (déchetterie de Kerambris) et carrière Neiz vran implantées à l’origine du ruisseau.

Le littoral est en rade :

– l’enquête publique de 2007 sur la servitude de passage à Beg Meil est obsolète, car non validée par la Préfecture ; et une nouvelle enquête  est promise pour ce printemps ; c’est le même manège depuis 30 ans.

– L’enrochement de la dune de Mousterlin a été voté et financé mais dans le même temps, on continue d’autoriser la construction dans la zone de submersion marine que cet enrochement est censé protéger !

– Le promoteur Bouygues a tenté de bétonner à haute densité à proximité immédiate de la cale de Beg Meil, menaçant des chênes multi centenaires.

– Les algues vertes sont plus abondantes chaque année, menaçant le tourisme et notre santé, remettant en cause le modèle d’agriculture et démontrant « l’incapacité » de l’Etat.

– Les élus ont fini par reculer et ne pas autoriser une installation de déchets inertes qui devait recouvrir notre bocage au contact de la carrière Lannurien.

Force est de constater que les « textes » ne sont pas respectés et les tribunaux peu dissuasifs, que le pouvoir des élus est considérable, face à  l’absence de véritable possibilité de sanction personnelle,  face à la « mollesse » de l’Etat, à la cupidité et à la rentabilité à court terme toujours présentes.

Le PLU est en cours d’élaboration depuis 4 ans (28 02 2005) ; cette révision vient d’être « réactivée » mais une révision et une modification  du POS de 1994 ont été faites entretemps permettant de s’abstraire des contraintes plus fortes d’un PLU. Le SCOT lui aussi arrivera trop tard pour coordonner notre organisation collective et la protection de l’environnement.

Tous ces délais dépendent de… nos élus !

Rejoignez nous, soit par votre présence au sein même de notre association, soit par votre cotisation (voir en dernière page).


Le Bassin versant de Pen Alen, un véritable gâchis environnemental

Le ruisseau de Pen Al Len renforcé par son affluent, le ruisseau de Neiz Vran, apporte à lui seul (par l’intermédiaire de la station de Pen Al Len) près de 70% de l’eau potable de notre commune.

Cette ressource en eau est donc essentielle pour la collectivité. Pour autant, son bassin versant est terriblement malmené sur tout son trajet

Par 2 installations classées :

  • la déchetterie et le traitement des boues de Kerambris carrément situés à l’origine d’un de ses branches, et dont l’eau des bassins de décantation déborde et suinte vers le ruisseau notamment en cas de pluies abondantes. Des travaux seraient prévus pour éviter toute récidive ?
  • la carrière dite Neiz Vran, gérée par Eurovia et associés : l’association  des riverains et « Eaux et rivières » ont démontré la pollution du ruisseau par la carrière lors des précipitations importantes, et le préfet a dû faire un rappel au gestionnaire pour  qu’il applique les normes.

Par des décharges :

  • Le ruisseau de Pen Al Len près de Kerambris prend une des sources à proximité immédiate d’une décharge qui a stoppé son activité en 1995.
  • Le ruisseau de Neiz Vran reçoit les eaux de lessivage de la décharge de Run arc’h Had qui n’a été évacuée  que très partiellement.

L’eau de lessivage des toitures et des parkings des grandes surfaces :

  • par son affluent de Ste Anne, il recevra des eaux de ruissellement en provenance de la zone commerciale Super U de Pleuven.
  • La zone commerciale de Kerelleau à Fouesnant :
    Le ruissellement de l’eau de cette butte totalement bouleversée par les tractopelles devra drainer une importante surface imperméabilisée :

La butte de Kerelleau a été transformée en plateaux successifs avec création d’une pente orientée au maximum vers le ruisseau du Douric qui doit encaisser 55000 m2 de surfaces imperméabilisées de ce coté ; mais coté D44 , avec Gamm Vert, la future zone d’habitation, et le nouvel immeuble de commerces, c’est près de 20000 m² de surfaces imperméabilisées inclinées vers la vallée et la station d’eau potable de Pen Al Len ; en cas de pluies exceptionnelles, le bassin de rétention d’eau du Douric sera très insuffisant , et l’eau des parkings risque de choisir une autre direction que celle des canalisations régulées.

Le compte rendu du 02/03/2009 de la réunion des personnes publiques associées à l’enquête de révision du POS précise que : « l’exutoire de ce bassin devra être clairement au-delà de la route départementale ».

Ce qui veut bien dire que l’eau de ruissellement sera dirigée dans le périmètre de captage et le bassin versant du ruisseau de Pen Al Len.

Rappelons que dans le passé, l’eau circulant sous la D44 via les fossés artificiels et les veines naturelles avait déjà miné la route et le talus …

En pratique, la protection de l’eau pourtant vitale passe toujours après les intérêts économiques ; ainsi :

  • Nous attendons toujours le résultat « d’une étude globale sur les eaux pluviales » lancée au conseil municipal du 16 décembre 2006 ; elle arrivera trop tard, puisque la zone commerciale est presque achevée !
  • L’annonce récente en conseil municipal d’une enquête publique pour définir le périmètre de captage de Pen Al Len (qui curieusement devrait s’arrêter à 500 mètres en aval des 2 installations classées) est beaucoup trop tardive.

Maintenant que le bassin jusqu’aux sources est truffé d’installations potentiellement polluantes, on ne voit pas comment on  pourrait protéger l’eau de ce bassin.

Dernière exaction contre ce pauvre ruisseau : le vallon de Rozambars et sa zone humide au contact du ruisseau à proximité immédiate de la station d’eau potable vient d’être remblayé sur plusieurs mètres d’épaisseur en l’absence de toute autorisation, et a justifié la plainte de l’association auprès du Préfet et de la police de l’eau.

Il vous sera plus facile maintenant de comprendre le montant de votre facture d’eau ! Il faut en effet dépolluer cette eau qu’on n’aura pas su protéger dès sa source !

On nage donc en plein bonheur ! sachant qu’on a affaire à un bassin versant qui est tout petit, mais le but n’est t-il pas à terme de sacrifier ce bassin d’eaux de surface, en maintenant les sources d’approvisionnement en eau profonde, et en en  recherchant d’autres, comme c’est le cas actuellement à Kerourgué et à Brehoulou?

Immeuble Bouygues à Beg Meil

Des précisions sur notre recours contre le permis de construire de 3 immeubles « Bouygues » à Beg Meil, déposé le 25 juin 2008.

Quel est le projet ?

Sur un vaste terrain de 4000 m², remplacer une chaumière par 3 immeubles, faisant passer le coefficient d’occupation des sols de 10% à plus de 90% et ceci à 100 mètres de la cale de Beg Meil.

Constatant l’échec d’un recours gracieux, nous avons porté notre recours au Tribunal Administratif :

-une pareille densité immobilière nous parait inacceptable à proximité immédiate de la cale et du littoral.

-l’immeuble sera visible de la mer

-il mettra en péril des chênes multi centenaires et le magnifique talus qu’ils décorent, route des dunes.

Nous étions d’autant plus motivés que l’implantation de ces 3 immeubles et de ses 52 appartements est « permise » par ce qui nous paraît être deux dérogations à notre règlement d’occupation des sols :

-passer la hauteur de 11 m à 12.50 m pour avoir creusé des parkings en sous-sol eux-mêmes illégaux car le terrain ne présente pas la pente requise.

-construire à 15 mètres de la route départementale par dérogation aux 35 mètres exigés dans la zone, sans motivation réglementaire.

Il semble que nous ayions été entendus, tout signe de bureau de vente a en effet disparu de son local à Beg Meil, mais nous restons vigilants.

CARRIERE  DE  NEIZ-VRAN : DEPOTS de DECHETS de CHANTIERS sur des PARCELLES AGRICOLES

Le Préfet vient de confirmer le retrait du dossier  de stockage de déchets de chantiers sur une parcelle agricole de 2ha à Trégoné, commune de Fouesnant, présenté  par les exploitants de la carrière de Neiz Vran, le groupe EUROVIA-COLAS-SCREG.

En 2004-2005 ce genre de consultation s’était déroulé dans la plus stricte intimité. Le  Maire  de Fouesnant délivra une autorisation de dépôt de déchets de chantiers à Trégoné sur une parcelle de 2ha50 sans en référer au Conseil Municipal. Les exploitants de la carrière ne s’en priveront pas. En moins de trois ans, plus de 400.000 tonnes de gravats provenant de chantiers distants de 20 à 30 km ont été déversés sur cette terre agricole. Opération très lucrative pour la direction de la carrière. Pour l’environnement c’est différent : un immense terril de 15m de haut sur 200m de long barre aujourd’hui l’horizon de ce site du bocage fouesnantais à proximité de nombreuses maisons d’habitation. Les riverains ont dû supporter de nouvelles nuisances et ces apports de produits plus ou moins toxiques ne sont pas faits pour améliorer la qualité de l’eau du bassin de Pen Al Len destinée à la consommation.

En 2009, ce scénario n’a pas fonctionné comme l’auraient souhaité ces mêmes protagonistes. Dès le lancement de la consultation administrative, les Associations se sont directement adressées aux Conseillers Municipaux  de Fouesnant, de St Evarzec et de la Forêt Fouesnant ainsi qu’aux Membres de la Communauté des Communes du Pays Fouesnantais. Le document que nous leur avons remis résumait les conséquences paysagères, humaines et écologiques qu’engendraient de tels dépôts et soumettait à leur réflexion des  suggestions pour réduire l’importance de ces déchets et  rechercher à les réutiliser sur place.

Les riverains de leur côté se sont manifestés en faisant circuler une pétition (que nous avons adressée au Préfet) et paraître des articles dans la presse locale.

Résultat: le Conseil Municipal de St EVARZEC s’est prononcé contre ce projet à l’unanimité et le Maire de FOUESNANT s’est décidé à émettre un avis défavorable. Les dirigeants de la carrière ont  retiré leur projet.

Mais ce n’est pas pour autant  qu’ils abandonnent l’idée de créer ce genre de dépôts de déchets sur d’autres parcelles agricoles autour de la carrière. L’opération est rentable.

Les Associations de Protection de l’environnement vont rester vigilantes.

Elles n’ont qu’un regret : celui de n’avoir pas été en mesure, en 2005, de dévoiler le projet de dépôt de déchets présenté confidentiellement à la DDE, instruit discrètement par l’Administration et autorisé par le Maire dans des conditions peu démocratiques. Nous aurions  évité le transport et le déversement de 400.000 tonnes de gravats dans ce site du bocage fouesnantais.

ELABORATION DU PLU (plan local d’urbanisme)

Elle est théoriquement en ordre de marche depuis 4 ans (février 2005).

En réalité, le maire a mis cette révision en veilleuse  pour faire entre-temps une modification et une révision simplifiée sans les contraintes environnementales d’un  PLU.

Il a été réactivé depuis quelques mois et dans le cadre de la concertation obligatoire, notre association a participé à des commissions pour faire l’état des lieux en matière d’activité agricole, d’espaces naturels, d’équipements collectifs, de développement et habitats.

Contrairement à ce qui a pu être écrit dans la presse (le télégramme du 2703/09), nous considérons que l’état des lieux n’est pas terminé et nous ne validerons pas cette première étape sans avoir pu prendre connaissance des comptes rendus que nous attendons  depuis le début de l’année. Ainsi, la phase du projet d’aménagement et de développement durable ne peut être à ce jour engagée.

BIOCOOP route de Quimper

En demandant au juge des référés la suspension du permis de construire accordé par le maire de Fouesnant le 24 novembre 2008 à la SCI Palijo, ce n’est pas le projet Biocoop en lui-même que l’ASPF visait, l’Association étant  bien évidemment favorable à la commercialisation des produits issus de l’agriculture biologique.

Mais la délivrance d’un permis manifestement illégal au regard  d’un précédent jugement du Tribunal Administratif suite à notre initiative, était pour l’ASPF inacceptable.

Or, ni l’illégalité de ce permis de construire (loi Barnier, absence de schéma d’aménagement de la zone), ni les moyens développés par l’ASPF pour la démontrer, n’ont été jugés par le Tribunal Administratif,

  • le juge des référés s’étant borné à récuser l’urgence à suspendre,
  • essentiellement en raison des conséquences financières qu’aurait eues cette suspension pour le promoteur du projet.

Et le Maire, interpelé en réunion publique sur ce permis de construire répond (propos rapportés par le Télégramme du 04/04/2009) : « Il faut savoir prendre des risques et ne pas rester dans le carcan administratif ».

CHEMIN DU VOT

Pour l’association, sauver nos vieux chemins creux, cela fait partie des priorités de la sauvegarde de l’environnement.

En août 2008, l’enquête publique  a permis le déclassement  hors du réseau des voies communales du chemin communal du Vot en vue de son aliénation au profit d’un riverain.

En lisant entre les lignes, il fallait comprendre que la cession résultait d’un marché : la mairie cède au riverain le chemin du Vot, et le riverain lui vend des parcelles afin de réaliser un cheminement piéton en bordure de l’anse du Cap Coz, alors que la servitude du littoral s’appliquait.

L’absence actuelle d’issue de ce chemin, en raison pour une part  de son trajet sans entretien et pour une autre part interdit de passage par le riverain dans sa cour sans qu’il puisse  en apporter la moindre preuve de propriété, a été la justification première de ce déclassement.

Le commissaire enquêteur n’a aucunement pris en compte l’argumentaire de l’ASPF.

Quant au préfet, il a répondu négativement à notre courrier faisant état de l’absence d’attestation de propriété du riverain pouvant justifier la discontinuité de ce beau chemin.

ENROCHEMENT DE MOUSTERLIN OUEST

La protection du littoral est bien entendu un souci majeur pour notre association.

C’est dire si l’enquête publique de novembre 2008 nous a mobilisés.

Le choix du scénario était fait, éludant les autres solutions, il  fallait donc  seulement se prononcer pour ou contre:

« Constituer un ouvrage formé d’un noyau dur d’un enrochement recouvert par une couche de sable, complété par l’implantation de végétaux dunaires. »

L’association et les experts savent que la mer en fera « à sa tête » et que ces travaux pourront être contournés ou à nouveau détruits par les flots notamment avec la montée prévue du niveau de la mer …

Quoiqu’il en soit, l’ASPF ne peut admettre que d’un côté la collectivité finance ce rempart de protection de la dune et que de l’autre, le maire continue à délivrer des permis de construire dans la zone menacée de submersion marine !

Il paraît donc essentiel, lors de l’instruction du PLU, de rendre inconstructibles les parcelles concernées par le plan de prévention des risques d’inondation et notamment de submersion marine.

LA SERVITUDE DE PASSAGE DES PIETONS SUR LE LITTORAL, A BEG MEIL

Le feuilleton dure depuis maintenant 30 ans malgré nos recours contentieux y compris au Conseil d’Etat ! C’est 30 années de gagnées par les propriétaires riverains et le manège continue puisque le secrétaire général confirme à l’ASPF reçue à la préfecture en décembre 2008, la caducité de l’enquête publique de 2007. Incohérence et gâchis financier !

Le préfet nous annonce des consultations en cours avec toutes les parties pour relancer une nouvelle enquête publique au printemps 2009.

Le printemps est bien avancé et nous ne voyons toujours rien venir…

Notre engagement a été relayé sur le terrain le 18 octobre 2008 au pied  des falaises à la pointe de Beg Meil, où les représentants de l’ASPF et de l’UADL (Unions des associations de défense du littoral) ont défendu la servitude de passage devant les caméras de FR3 (émission Thalassa du 13 mars 2009, les « sentinelles du littoral »).

LA REVISION SIMPLIFIEE 2009 DU POS DE FOUESNANT OU COMMENT REGULARISER CE QUI A ETE RECONNU ILLEGAL PAR LE TRIBUNAL ADMINSITRATIF EN 2008

1 Historique et Ordonnance du 28 10 2008 du Tribunal Administratif de Rennes.

Depuis 2005, sur la colline de Kerelleau, la commune de Fouesnant a tout fait pour favoriser l’implantation d’une zone commerciale sur un terrain à vocation d’habitat :

Pour cela et pour d’autres projets inconnus à l’époque sur les D44 et D45, il lui fallait obtenir les reculs dérogatoires à la Loi Barnier, via l’amendement Dupont réduisant la distance d’implantation de nouvelles constructions par rapport aux routes.

D’où la modification du POS votée le 10 07 2006, après une enquête publique animée, qui a permis de gagner des surfaces et …des nuisances supplémentaires.

L’association et celle des riverains de Kerelleau, l’ASPRORAP, avaient obtenu la suspension partielle du POS le 28 10 2008 par ordonnance du Tribunal administratif de Rennes des décisions votées le 10 07 2006 :

« ….la modification, qui a eu notamment pour effet de réduire une protection édictée en raison des risques de nuisance, est illégale .Les dispositions du POS sur ces secteurs, sont suspendues pour vice de procédure. ».

Mais les travaux sont en cours (Carrefour, Weldom, Biocoop….) alors que la Mairie obligée de revenir au POS de….1994 en est encore mi 2009 à « ….redonner un fondement juridique incontestable à ses décisions d’urbanisme…. » de 1999 et de 2006.

La Mairie, déboutée doit revoir sa procédure et surtout sa copie en 2009, et nous y voilà : c’est la révision simplifiée 2009 du POS.

2 – La révision simplifiée du POS

La Mairie présente ses corrections et modifications du POS, liées principalement aux divers projets d’aménagements en cours, puisqu’il s’agit surtout d’une régularisation, ce que ne cachait  pas Monsieur le Maire lors de la réunion publique du 2 04 2009, en lançant la procédure.

Le titre est explicite sur le but visé de cette « régularisation » ; par le POS révisé, la Mairie revient à la charge :

Application des dispositions de la loi Barnier et modifications des zonages.

Secteur route D45 (route de Quimper)

La Mairie maintient ses 20 m en dérogation à la Loi Barnier de 75 m.

L’objectif est la mutation de cette voie en un boulevard urbain paysager, avec immeubles, commerces ….à la place du couloir de masses végétales actuelles la bordant, ce qui ne pourra qu’aggraver les nuisances notamment acoustiques.

Le POS sera modifié en conséquence.

Secteur route D44 (route de la Forêt Fouesnant)

La Mairie maintient ses 35 m en dérogation à la Loi Barnier de 75 m.

– Bilan : Gain de 30 000 m2 de surfaces potentielles supplémentaires le long de la D44 pour y faire des parkings, des routes, une station service bien visible ……

Une nouvelle zone d’habitat dans Kerelleau.

– 11 lots sont prévus, mais combien de logements ? Car l’entrée est prévue sur le Douric, voie limitée.

La zone de Maner Kerelleau, construite à ce jour s’enterre pour réduire les nuisances

– mais déjà la station de carburants perchée là-haut sur sa colline, ne montre pas l’exemple.

Des aménagements divers

Le POS et le nouveau plan intègrent :

– des demandes des riverains, des chemins piétonniers

– un théâtre de verdure, avec accès coté rue de Kergoadic, est en cours et là, ils ont recréé une colline !

Les diverses nouvelles connections routières de la zone Kerelleau et leurs incidences.

3 – Conclusions

Des zones naturelles sont déjà détruites malgré notre bataille et l’économie est encore passée devant l’environnement et l’habitat ; ainsi en 2009 …2 hypermarchés séparés d’un km, ouvriront à Fouesnant et à Pleuven grâce à des dérogations de toutes sortes.

Les Algues vertes

Peut-on s’habituer au retour des algues vertes chaque année sur nos plages ?

A l’état frais, on dirait de vertes prairies ; le touriste trouve le bocage sur la plage !  Et dans l’eau, il a l’impression de se baigner dans du cresson visqueux !

Quand l’algue mûrit, rapidement elle blanchit et dégage une odeur putride.

Couleur, odeur, viscosité, on pensait pouvoir en rester là dans les inconvénients !

On vient d’apprendre, que les gaz échappés de la pourriture ont tué un chien en quelques minutes ; ce fait divers retentissant a été relayé par l’émission Thalassa amenant beaucoup d’émoi dans les foyers et d’inquiétude pour  les stations touristiques !

Alors que fait-on ? on s’acharne à ramasser avec l’argent du contribuable, des tonnages toujours plus importants d’ulves que les cribleuses trient et que les camions emmènent vers la déchetterie où leur mélange avec les déchets verts produit du compost, quand les tonnages ne sont pas trop importants.

Mais l’ASPF a eu raison de s’en inquiéter auprès de la commune puisque près de 70% des déchets sont constitués par du sable (rapport annexé en 2008 à l’enquête publique sur l’extension de la plateforme de Kerambris) ! Nos plages vont finir par disparaître à la longue !

Pourtant, il est  essentiel, d’une part d’évacuer les algues avant qu’elles ne pourrissent, d’autre part d’interdire les zones très dégradées.

Pendant l’été 2008, le tourisme balnéaire a été très fortement perturbé par des bancs d’algues épais tant sur la plage que dans les premiers mètres d’eau ; l’impression de l’aggravation du phénomène est confirmé par le CEVA (Centre d’Etudes et de Valorisation des algues) qui s’exprime en Dec.2008 au colloque littoral, « les marées vertes », sous l’égide  de l’association Eau et rivières :

Le suivi des échouages en 2008 montre des dépôts élevés dès le mois d’avril, et ayant dépassé tous les chiffrages antérieurs en  juillet.

Un niveau maximal en juillet nettement supérieur à toutes les années précédentes, probablement plus de 50 % de plus que la moyenne (2002-2007)

Le « moteur » essentiel de la multiplication des ulves est précisé plus loin dans ce même document :

L’évolution des apports azotés dans les eaux littorales contrôle ainsi l’extension actuelle du phénomène de marées vertes. L’origine de ces apports étant essentiellement agricole, la profession agricole détient, de fait, le levier de contrôle le plus efficace pour limiter de manière préventive le phénomène de marées vertes sur les côtes bretonnes. L’apparition, puis l’importance d’une marée verte dans un site dépend plus précisément de la persistance de flux azotés élevés en saison favorable à la croissance des algues.

Evidemment, on ne se contente pas de ramasser mais on  essaie de traiter le problème à la source des nitrates, l’agriculture :

Le programme Prolittoral (2002-2006) avec l’aide des 4 départements bretons, du SDAGE Loire Bretagne incitent les agriculteurs à diminuer leurs apports azotés sans résultat objectif puisque le phénomène algues vertes continue à s’aggraver.

Espérons que le contrat territorial de l’Odet à l’Aven (mars 2009), avec de fortes incitations financières permettra d’obtenir des résultats…

En pratique, on devra aller plus loin et s’orienter ver un changement de modèle d’agriculture. Et alors, nous aurons peut-être le bonheur d’oublier ces deux fléaux que sont l’odeur du lisier de cochon au long de nos routes et les algues vertes sur nos plages !

En tout cas, en 2009, sombre présage, dès la mi-avril de larges dépôts d’algues vertes sont apparus sur la plage du Cap Coz…

L’ASPF entend suivre de très près ce fléau et les actions entreprises.

EN CONCLUSION : Le recours juridique, une ultime tentative pour protéger l’environnement du Pays Fouesnantais

Tout ce qui précède démontre à quel point, il faut « ferrailler » pour défendre notre environnement.

Ainsi, en pratique, nous sommes malheureusement contraints de recourir à cette procédure lourde, exigeante, coûteuse, à l’issue toujours incertaine qu’est le tribunal administratif.

Il faut donc bien comprendre que pour nous, engager une telle procédure, c’est un constat d’échec de la conciliation, du recours gracieux qui doit rester une priorité.

Cotisation annuelle de 20 (vingt) euros (déductible fiscalement), à adresser à notre trésorière Yvonne Nicolas, 65 route kerhall Clohars Fouesnant 29950

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Notre Conseil d’administration


Présidente: Magdeleine Breton

Vice présidente: Marcelle Vavasseur

Vice président: Loïc Leterme

Secrétaire: Mireille Guillemot

Trésorière: Yvonne Nicolas

Tristan Bourbigot, membre

Pierre Cornec, membre

Jean Yves Cotten, membre


Pour nous contacter facilement, nous signaler un problème environnemental :


ASPF      Ti C’Hoat Hent Run Ar C’Had      29170 Fouesnant


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