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« L’ aréopage » à l’Archipel avec tout à droite, l’ami Hubert
Puisqu’il nous tresse des lauriers dans son Plan de table du 18 02 12 après notre décision …qui en a étonné plus d’un, reprenons quelques passages de JY Le Dréau pour décrire la cérémonie de ce « samedi historique » :
« … en contemplant l’aréopage qui occupait le devant de la scène de l’Archipel, à l’occasion de la signature de la charte de territoire marquant le lancement du plan de lutte contre les algues vertes. C’est vrai qu’il y avait du beau monde sous les spots un rien éblouissants de la salle fouesnantaise : le préfet de Région, le préfet du Finistère, le président de la Région Bretagne et son vice-président, le vice-président du département. Le haut du panier institutionnel. Et puis, aux extrémités de l’alignement ordonné des fauteuils, aux marges d’une distribution hiérarchisée, se trouvaient les présidents de la Communauté de Communes du Pays Fouesnantais et de la Communauté d’Agglomération de Concarneau-Cornouaille, d’une part, les représentants des agriculteurs et des associations de défense de l’environnement, d’autre part… ».
Ayant déjà fait connaitre auparavant notre décision à la dernière réunion de la Commission algues vertes du lundi 6 février 2012, nous avions donc obtenu un siège sur l’estrade. Oh, en toute extrémité de l’alignement, mais ouvrant le feu des interventions, notre représentant a quelque peu détonné dans le concert de louanges entendues ce matin là avant le champagne et les petits fours.
L’assemblée générale de l’ASPF du 27 janvier 2012
Plus de cinquante personnes ont assisté à l’AG de l’ASPF, ce vendredi à l’Archipel.
La Présidente Magdeleine Breton qui a animé la séance avec le Conseil d’Administration sortant, a rappelé en préambule les objectifs de notre association et a rapidement abordé le sujet tant attendu que nous développons plus loin, le dossier du sentier côtier et la signature du Préfet après l’enquête publique : Pas de recours de notre part, mais à regret !
L’autre dossier phare reste bien entendu celui des algues vertes après une nouvelle année catastrophique sur le plan des volumes ramassés et des incidences économiques qui se profilent à l’horizon : mais cela bouge avec le plan gouvernemental et notre projet de la Baie de La Forêt Fouesnant !
Le conférencier invité, Alain Henaff, géomorphologue, enseignant chercheur à l’Institut Universitaire Européen de la Mer, aborda un autre dossier d’actualité et même local ( Mousterlin, Cap Coz) : les risques de submersion marine avec les décisions gouvernementales de l’après Xynthia.
Un projet critiqué par les élus concernés du littoral et qui bloquent « habilement » son application actuelle, tout en délivrant encore ici et là des permis de construire ou d’aménager des maisons et lotissements derrière des dunes et enrochements dont la mer se moquera un jour.
A ce sujet, Le Préfet du Finistère a signé le 12 01 2012 deux arrêtés prescrivant l’élaboration d’un nouveau plan de prévention des risques littoraux sur 12 communes du Finistère, dont les nôtres.
Réunions publiques, phase de concertation et enquêtes publiques suivront courant 2012.
L’ASPF avait créé sur ce même blog un article très complet après enquête sur les risques de submersion marine à Fouesnant, en date du 17 mars 2010.
David contre Goliath, l’ASPF obtient du Tribunal administratif, l’annulation du permis de construire de 3 immeubles à Beg Meil accordé à la société Bouygues Immobilier par la commune de Fouesnant !
Le 25 juin 2008, la commune de Fouesnant accordait à la société Bouygues Immobilier un permis de construire pour la construction de 3 collectifs de 52 logements au lieudit Beg Beil sur un terrain situé route des Dunes.
Le recours gracieux produit par l’ASPF n’ayant pas été pris en considération, nous avons fait une requête auprès du Tribunal Administratif.
Victoire ! le 30 décembre 2011, le Tribunal Administratif prononçait l’annulation du permis de construire, reprenant nos principaux griefs
-la construction à moins des 15 mètres de la route départementale présentée comme une adaptation mineure, aurait dû être motivée dans le permis de construire.
-l’extension » limitée » de l’urbanisation dans les espaces proches du rivage aurait dû faire l’objet d’un avis de la commission départementale des sites ; de plus, il n’y a pas, dans ce permis, de motivation, de justification de l’extension de l’urbanisation à cet endroit.
Algues vertes : le récapitulatif des évènements 2011, année du plan gouvernemental et …des sangliers
le Président est venu vérifier l’arme secrète de l’ASPF : un thermomètre à nitrates !
Comme le chante Alain Souchon : « …on avance, on avance, c’est une évidence… ».
L’ASPF, qui participe depuis le début au projet du plan gouvernemental dans la baie de La Foret, reconnait que la situation et l’espoir évoluent enfin dans le bon sens avec ce plan qui ne nous satisfait pas totalement alors que les algues vertes ont encore recouvert nos plages et criques mais heureusement après la saison touristique.
Trois mois de ramassages et un mois d’octobre 2011 record avec des pointes officielles à 1200 tonnes par jour à Cap Coz et rendons donc hommage aux équipes engagées dans ce travail au rythme de la mer.
A travers cet article et ce récapitulatif 2011, vu de Fouesnant et basé sur une revue annuelle de la presse et nos participations aux évènements, nous souhaitons vous démontrer que nos problèmes dépassent de loin le cadre de la baie et de nos inquiétudes sur une période touristique. Après une inaction de l’Etat condamné tant dans les tribunaux qu’à Bruxelles, c’est malheureusement un bien mauvais moment pour bâtir un tel projet sous la pression et dans une période d’élections.
Les hautes instances agricoles en profitent actuellement pour trainer les pieds et il ne fait pas bon être Préfet de Bretagne face aux divers acteurs et évènements sur ce sujet.
Les associations environnementales, imposées aux élus mais peu écoutées, sont restées dans les commissions malgré le risque évident de servir de caution mais ainsi nous suivons au moins ce qui s’y passe et nous ne nous privons pas de critiquer officiellement.
Pourtant, il y a des projets qui débouchent car sur le terrain, le changement s’impose et beaucoup d’agriculteurs participent aux réflexions et décisions, parfois contre les mots d’ordres venus d’en haut et tous ne sont pas syndiqués à la FDSEA.
Les Chambres d’Agriculture veulent encore tout « régenter » mais parfois débordées …comme dans notre baie par une organisation habilement concoctée par les élus, qualifions la de complémentaire pour ne pas dire parallèle ; elles ne peuvent s’opposer au grand changement et alors elles accompagnent le projet.
Ce dernier touchera toute la population car le plan aborde tous les domaines dans ses actions et pas seulement les volumes d’engrais étalés ou les épandages des lisiers comme beaucoup le pensent encore.
Pour exemple, le volet économique sera traité en analysant et en développant d’autres modes de ventes des productions (circuits bios, circuits courts…) et d’autres modes d’achats de la restauration publique.
Ainsi le projet SALT (Systèmes Alimentaires Territoriaux) abordé dans l’action No 16, soutenu par l’Europe et la Région Bretagne, vise à comprendre comment des circuits courts peuvent faire système à l’échelle d’un territoire.
Et de toute façon, comme il y aura de l’argent à distribuer, il y aura obligatoirement des amateurs !
L’ASPF vous adresse ses meilleurs vœux pour cette nouvelle année 2012.
Notre Assemblée Générale se déroulera le vendredi 27 janvier 2012, à 20 heures, salle du Loch à l’Archipel de Fouesnant – 29
Avec l’intervention à 20 h 30 de notre invité spécialiste du thème de la submersion marine
Quand faut y aller, faut y aller !
Alors, pour défendre notre environnement, n’hésitez pas,
allez y, mouillez vous !
Venez nous rejoindre en adhérant à notre association.
On boucle…
Après l’avis favorable de la Commissaire Enquêteur (voir article blog ASPF du 7 octobre 2011), puis le vote en urgence du Conseil municipal de Fouesnant le 15 novembre 2011, sur un dossier visiblement « light », le débat démontrant l’absence de documents et de plans précis, nous devinions bien que le Préfet allait boucler le dossier du sentier …et ses valises !
L’ASPF avait encore transmis une lettre au préfet en date du 8 novembre 2011, avec copie à la Mairie, rappelant une fois de plus nos arguments.
Nous avions pris connaissance par la presse du 22 Novembre 2011 du communiqué de la Préfecture, annonçant que « le Préfet avait signé un arrêté en date du 21 novembre, autorisant le tracé de la servitude de passage des piétons le long du littoral de Fouesnant-Beg-Meil ».
Fort bien, personne (sinon certains propriétaires, peut-être ?) n’attendait qu’il l’interdise, n’est-ce pas ?
Rappelons tout de même que cette servitude est de droit et que son établissement ne dépendait que des services préfectoraux, qui avaient toute autorité pour l’ouvrir dès 1977. Et il n’y avait alors, pour cela, nul besoin d’ « un travail énorme, de beaucoup d’énergie et de pédagogie » (Mr le Maire dixit). Tout le monde était pour ! (sauf bien sûr, un certain nombre de riverains concernés, qui s’y sont immédiatement opposés).
« Malaise algal » :
C’est sous ce titre presque mystérieux que les milliers d’abonnés de l’Archipel ont reçu le bulletin du service communication de la mairie de Fouesnant le 4 novembre 2011 (Article de Jean Yves Le Dreau du 04 novembre 2011).
J.Y. Le Dréau signe comme chaque semaine un article collant à l’actualité du moment, et là nous pouvons dire qu’il a fait fort dans l’attaque personnelle d’un collègue de la défense de l’environnement.
Vincent Esnault, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est certes un politique EELV (Europe Ecologie Les Verts), mais aussi un membre très actif de notre association.
Octobre-novembre : les plages de la baie croulaient sous les échouages d’algues et la station de compostage de Kérambris et ses responsables cafouillaient sur sa capacité à absorber celles-ci.
Nous aussi, étions omniprésents dans la presse et le voir seul attaqué nous gêne :
Aussi exceptionnellement…nous publions une partie de son droit de réponse demandé à J.Y. Le Dréau, qui, sans surprise, n’a pas donné suite !
Il y avait des contre-vérités dans l’article et nous apportons à notre collègue notre petite contribution pour rétablir des vérités que nous partageons avec lui.
Une autre association a réagi vivement à cette situation, c’est Sauvegarde du Trégor, animée par Yves Marie Le Lay, un des co-organisateurs de la Coordination marées vertes avec l’ASPF du mémorable rassemblement du Cap Coz du 18 septembre 2011 : il n’entendait pas laisser tomber son collègue du sud, responsable local de cette manifestation.
Pas de surprise de ce côté, leur texte intitulé : « Marées vertes : ne touchez pas aux coupables » (Courrier de Yves Marie Le Lay de Sauvegarde du Tregor) porte la marque maintenant connue de ce spécialiste entre autres des sangliers de Morieux- 22.
Là bas, lui aussi a eu raison avant l’heure avec son collègue, André Ollivro. Sans eux, nous ne serions pas informés des nouvelles preuves de la dangerosité des algues en putréfaction.
Nous étions tous dans nos bottes en ce samedi matin 22 octobre 2011, au Moulin de Penguily à Fouesnant.
Trente personnes ont répondu à l’appel pour participer en ce samedi au chantier de restauration et d’entretien du ruisseau de St Anne à Fouesnant, sur le domaine privé du Moulin de Penguily, là où les propriétaires âgés et débordés par les ronces nous ont gentiment reçus.
Le groupe local d’Eau et Rivières de Bretagne (ERB) qui avait organisé l’opération a affiché sa satisfaction puisque 5 autres associations étaient présentes : l’ASPF, l’Association Agréée pour la Pêche et la Protection des Milieux Aquatiques (AAPPMA) de Quimper avec plusieurs pêcheurs, La Forêt-Environnement, Foen Yzella et l’Office pour la Protection des Insectes (OPIE affilié à l’INRA).
Ce qui montre la volonté de nombreuses associations locales de participer par une action concrète et citoyenne à la remise en valeur et à la protection de leur environnement.
D’autres opérations suivront, dont la prochaine est programmée le samedi suivant 29 Octobre au même endroit de Fouesnant :
Moulin de Kerguily- Route de Parc Veil – face à la Chapelle St Anne.
Nous vous proposons de découvrir un petit historique et une analyse, créés par ERB faisant le point de la situation de ce genre d’actions sur nos rivières et ruisseaux.
« Echouées sur les plages et les criques, engluant les zones de pêche professionnelle et récréative ou les eaux de baignade, les marées vertes sont toujours présentes en 2011…. ».
Ce texte prémonitoire figurait sur notre petit flyer distribué à plusieurs milliers d’exemplaires pour alerter, informer et inviter à Cap Coz tous les acteurs désirant que la situation change enfin avec des mesures gouvernementales à la hauteur de cette catastrophe environnementale et sanitaire.
Malgré une semaine de ramassages quotidiens sur la plage de Cap Coz, elles étaient là !
Les médias accourus à Fouesnant ont diffusé à grande échelle les arguments de la Coordination Régionale, regroupant près de 100 associations (Liste des associations Coordination 2011 rassemblement Cap Coz du 18 09 2011) , mais surtout ils ont touché la réalité, ils ont vu des algues vertes fraiches ou moins fraiches, ils ont marché dedans et cette communication voulue fut une réussite évidente dans notre action.
Organisée par notre association, l’ASPF et nos collègues locaux d’Eau et Rivières, nous vous devons de raconter le reportage de cette journée mémorable.
Mais l’histoire ne se résume pas seulement à une journée, quelle aventure !
Après les conclusions de la Commissaire-enquêteur, voici le point de vue de notre association agréée pour l’environnement : l’Association Pour la Sauvegarde du Pays Fouesnantais.
L’ASPF ne peut accepter les suspensions et les modifications non justifiées du tracé de droit, entrainant des aménagements préjudiciables au site et aux usagers.
Servitude littorale à Beg Meil
Après l’annonce d’un tracé établi cette fois enfin en haut de falaise sur toute la longueur de la propriété Lascar, la satisfaction était générale.
Satisfaction qu’il a malheureusement fallu tempérer ! En effet, le choix des modalités du tracé ayant été laissé à la libre convenance du propriétaire, celui-ci propose de réaliser des aménagements qui sont bien éloignés d’une véritable servitude côtière…













